Présentation de la déforestation

Dans le contexte actuel de débat sur le climat, la déforestation est définie comme un changement d’affectation des terres qui se traduit par une émission de carbone dans l’atmosphère.


Lorsque l’on considère cela, il devient intéressant de se demander qui a voulu ce changement?  Quelles en sont les raisons?

> La déforestation et la dégradation des forêts sont le résultat d’un certain nombre d’actions  liées à la situation économique, politique et sociale.

> Différents acteurs participent à la conversion des forêts: agriculteurs de subsistance, petits producteurs ruraux, grandes entreprises agricoles, gouvernement et industrie. Ils obéissent tous à différentes incitations économiques et sociales.

> La répartition des richesses, l’information et le pouvoir politique au sein du pays jouent un rôle crucial.

Nombreuses associations,  institutions et experts travaillent sur ce sujet et tentent de définir la meilleure conduite à adopter. Actuellement, le programme de REDD (Réduction des Émissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts dans les pays en développement) semble s’imposer comme le moyen d’action dominant.

Via ce programme, les pays et les agents économiques reçoivent une compensation économique pour le piégeage à long terme du carbone.  L’incitation à planter et entretenir les arbres garantirait mieux le maintien du couvert forestier et serait  plus facile à administrer que les mesures de lutte contre la déforestation. (plus d’infos sur www.un-redd.org -en Anglais-)

Mais alors, quels sont les arguments économiques qui favorisent le maintien du couvert forestier? Les paiements en contrepartie du piégeage du carbone changeront-ils la situation? La déforestation n’est-elle qu’une simple question économique, ou faut-il intervenir davantage aux plans des politiques, des lois et des institutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts?

Curieux de toutes ces questions pour lesquelles plusieurs hypothèses ont été faites, je décide d’aller à la rencontre d’associations, d’instances gouvernementales, d’ONG, de grandes entreprises agricoles et d’agriculteurs de subsistance ayant un impact sur les forêts.

Grâce à eux et au message qu’ils me laisseront, j’espère comprendre le processus de déforestation dans sa globalité ainsi que l’influence des politiques et des différents secteurs de la société tels que l’agriculture, le commerce, le développement, l’énergie ou encore les transports.

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BREF RAPPEL DE LA SITUATION

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-   Chaque année, la déforestation représente environ 13 millions d’hectares de forêt dans le monde, principalement due à la conversion de forêt à l’agriculture. Parmi lesquels 6 millions d’hectares viennent de forêts primaires.


 

-       40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. La déforestation est responsable d’environ 20 à 25% des émissions de gaz à effet de serre, principales causes du réchauffement de la planète. Chaque année, le rejet dû à la destruction de la forêt tropicale est plus important que l’ensemble du secteur des transports à travers le monde.


 

-       À des degrés divers, plus de 2 milliards d’humains tireraient des forêts leurs moyens d’existence  (bois de feu, plantes médicinales, aliments, etc.)


 

-       Les forêts contiennent plus de 60% de la diversité biologique terrestre. Elles constituent donc l’un des écosystèmes les plus essentiels de la planète.


 

-       Selon les sources, l’agro-industrie et les pratiques agricoles non-durables, seraient responsable de plus de la moitié de la déforestation allant jusqu’à 90% selon la FAO. Quelque soit la réalité des chiffres, il est indiscutable  que ces pratiques jouent un rôle principal dans le déboisement et la dégradation des forêts.

Cette industrie alimente le marché mondial : en maïs et soja pour l’élevage européen, en viande pour les « fast foods » nord-américains, en huile de palme pour l’industrie alimentaire et cosmétique, en cellulose pour la fabrication du papier etc.

L’expansion de l’ensemble du secteur, et par conséquent la pression sur la forêt est boostée aujourd’hui par la montée en puissance de la demande en agro carburant. La logique et les effets de ce mode de production dominant ouvrent le sujet à de sérieuses questions.


-       Au rythme de destruction actuel, les forêts primaires auront disparu en Afrique dans 10 ans, en Asie du Sud-Est dans 15 ans et en Amazonie dans maximum 40 ans.

Sources: 1 / 2 / 4

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PAYS ÉTUDIÉS

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- Après quelques recherches sur le sujet, voici l’étude, étape par étape,  que je compte réaliser durant ce voyage.


Etape 1:  Suède / Russie / Chine


SUÈDE

Avec 54% de son territoire couvert de forêts, la Suède est l’un des pays avec la plus grande couverture forestière en Europe. Les considérations environnementales, économiques et sociales de ce pays définissent une gestion « durable » des forêts. Faisant preuve d’une réflexion avancée sur le meilleur usage possible de ses ressources forestières, la Suède  s’intéresse aux produits secondaires et aux utilisations réalisables en matière d’énergie et/ou de recyclage.

Cette 1ère étape devrait me permettre de commencer ce voyage en  apprenant d’abord  d’un pays « bon élève » puisque le couvert forestier y est relativement bien géré.

Sources: 5

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RUSSIE

Ce pays possède la plus grande superficie de forêt au monde, soit 22% de la surface de toutes les forêts. Les forêts Sibériennes constituent l’un des « puits de carbone » les plus importants du monde. Absorbant 29 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an, soit 15% de la quantité mondiale, elles dégagent autant de dioxygène. Très importantes pour l’environnement global de la terre, les forêts sibériennes, peu médiatiques, demeurent des écosystèmes fragiles et menacés, avec une gestion incontrôlée.

Tous ces points rendront la traversée et l’étude de ce pays intéressantes.

Sources: 5


CHINE

Avec aujourd’hui 22 % de la population mondiale, la Chine possède une croissance démographique extrêmement importante qui représentera environ 230 millions de personnes supplémentaires entre 2005 et 2020. Parallèlement à cette actuelle croissance démographique, mais aussi économique et à la hausse des revenus, la demande en bois va continuer de progresser fortement.

Ne possédant qu’environ 2,9 % des réserves de bois de la planète, la Chine effectue un programme de reboisement soutenu, expliquant à lui seul le faible ralentissement de la déforestation planétaire enregistrée depuis 2000. Ces immenses replantations atténuent dans les chiffres l’ampleur de la déforestation mais demeurent sur le terrain source de questionnement sur les bienfaits écologiques, économiques et sociaux qu’elles produisent.

La chine, premier importateur mondial de bois en provenance des régions tropicales, est un cas unique et sera une étape riche en réflexions sur la problématique.

Sources: 1 / 4 / 7


Étape 2: Asie du sud-est / Australie


ASIE DU SUD EST

Avec une actualité souvent déplorable et se passant de commentaire, les forêts naturelles d’Asie du Sud-Est ont quasiment disparu. Seules les forêts converties en parcs nationaux ou situées en zones montagneuses et difficiles d’accès sont encore relativement épargnées. Dans ces pays, encore largement tributaires de l’agriculture, la situation économique maintient une pression importante sur les dernières forêts.  Celles-ci cédent notamment la place à d’immenses plantations de palmiers, fournissant en huile de palme l’industrie alimentaire, cosmétique et la demande mondiale croissante en agrocarburant. Pays aux taux de déforestation parmi les plus importants du monde, la riche biodiversité de ces forêts est la première victime.

Sur les Iles de Sumatra et Bornéo, les forêts sont détruites si rapidement qu’elles auront disparu à 98% en 2022 si des actions urgentes de préservation ne sont pas entreprises. Au rythme actuel, les Orang-outans sauvages auront disparu dans une dizaine d’années. Sur 216 millions d’indonésiens, 100 millions de personnes dépendent des forêts et sont directement menacées par la déforestation.

Avec des données et faits malheureusement lourds de conséquences, la rencontre des protagonistes en cette région, rendra ce projet probablement riche d’une réelle prise de conscience.

Sources: 4 / 8


AUSTRALIE

Pays n’ayant  pas ratifié le protocole de Kyoto, l’Australie est l’un des pays ayant le plus d’émissions de CO2 par habitant, avec 22 tonnes par habitant (6,2 tonnes pour la France).

Ses forêts naturelles couvrent environ 21% de sa superficie.

Les forêts pluviales tropicales au nord-est, dotées d’une biodiversité unique et les forêts primaires au sud-est  représentent un des ”puits de carbone” parmi les plus denses du monde en raison de la maturité de ses arbres.

La situation des forêts d’Australie, ainsi que leurs gestions demeurent différentes selon les régions.

Le cas de la Tasmanie reste cependant préoccupant. L’Ile possède des terres agricoles parmi les meilleures d’Australie, une bonne pluviométrie et un patrimoine naturel exceptionnel. Le danger vient de l’industrie du bois de Tasmanie et d’une compagnie de pâte à papier. Elle a progressivement obtenu le contrôle des forêts, mais aussi influencé à sa guise le gouvernement, voyant dans ce patrimoine naturel une source de profit financier. Elle possède pouvoir juridique et accords nécessaires pour gérer comme bon lui semble les dernières forêts anciennes de Tasmanie.

L’Australie sera une étape instructive, par sa diversité de cas  et ses différentes politiques de gestion des forêts.

Sources: 1 / 9



 
 

Étape 3: Etats-Unis / Mexique


Le déroulement de mon voyage m’amènera dans cette partie du globe durant l’hiver 2010-2011. Une pause travail de quelques mois dans cette zone me permettrait de rester collé aux saisons les plus avantageuses pour la traversée et l’étude de ces trois pays, mais aussi de ceux à venir.
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ÉTATS-UNIS D’ AMÉRIQUE

Sans être à l’abri de toute atteinte, les forêts des Etats-Unis sont sous le contrôle de programmes relativement robustes de lutte contre le changement climatique et de préservation des forêts. La superficie des forêts y est stable, malgré, dans l’ouest du pays, une intensité et une fréquence de feux de forêt exacerbées aujourd’hui par des périodes de sécheresse prolongées.

D’autre part, de forts contrastes et incohérences subsistent. La surconsommation et le gaspillage des Etats-Unis contribuent par exemple à faire tourner l’industrie du papier à plein régime (première au monde). Cause de déforestation importante dans le monde, 1 arbre abattu sur 5 est consommé par l’industrie papetière.

Avec une position mondiale importante, les Etats-Unis donneront au projet une vision sur la responsabilité sociétale d’un pays vis à vis de la déforestation mondiale

Sources: 4 / 13


MEXIQUE

La flore et la faune mexicaine sont parmi les plus riches du monde (occupant la 4ème place mondiale, derrière l’Indonésie, la Colombie et le Brésil). Menacées surtout dans les forêts tropicales du sud du pays, ses espèces végétales et animales disparaissent face à une lutte politique et à des pressions entre autochtones, paysans, politiques, autorités locales, ONG, narcotrafiquants…

Introduction à une facette complexe de la déforestation, appartenant à toute une région, la rencontre de plusieurs acteurs  au Mexique sera enrichissante et source de réflexion bénéfique pour la suite du parcours.

Sources: 14 / 15



Étape 4: Amérique centrale / Panama / Costa-Rica


AMERIQUE CENTRALE

Une grande partie de l’Amérique centrale est concernée par la déforestation.

Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Panama, ont perdu ces 15 dernières entre 15 et 20 % de la superficie totale de leurs forêts. Les ressources naturelles de ces états sont souvent les principales richesses exploitées.

J’utiliserai dans cette région les opportunités de voyage,  enrichir le projet, tout en concentrant mon étude sur les cas particuliers du Costa Rica et du Panama.

COSTA RICA – PANAMA

Le Costa Rica fait figure d’exception dans cette région. La diversification de son économie a influencé fortement l’usage des terres et la pression exercée sur les forêts. Ce pays a misé sur l’écotourisme et les parcs nationaux, et a réussi à stopper la déforestation.

Le Panama fait partie de la liste des pays d’un programme ambitieux des Nations Unies sur la Réduction des Emissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts dans les pays en développement (ONU-REDD).

En créant une valeur financière au carbone stocké dans les forêts, ce programme a pour but de motiver et d’orienter les pays en voie de développement vers une gestion durable de leurs forêts. Intéressant pour les pays, communautés et utilisateurs de la forêt au niveau économique, environnementale et sociale, le résultat espéré est de contrôler et diminuer de façon importante les émissions de CO2 résultant du déboisement.

Un programme parmi d’autre ou réelle avancée et progrès dans la lutte contre la déforestation, il sera intéressant de se rendre compte sur place de l’effet d’un tel programme, initié en 2008 et avec lequel le Panama collabore depuis 2009.

Sources: 4 / 16




Étape 5: Colombie / Équateur / Pérou / Bolivie / Brésil


La précieuse forêt amazonienne, présente sur  neuf pays d’Amérique du sud, est l’un des plus importants réservoirs de biodiversité de la planète. Avec des conséquences environnementales, sociales ou culturelles très importantes, sa déforestation est un problème préoccupant. Pour sa protection, de nombreuses actions ambitieuses sont mises en œuvre. Malgré cela, la situation actuelle des forêts dans cette zone du monde demeure peu réjouissante.

J’étudierai la problématique complexe de cette région en utilisant, là aussi les opportunités, rencontres et l’expérience récemment acquise. Aujourd’hui, je concentre néanmoins mon attention sur la région de la Colombie, de l’Équateur du Pérou, de la Bolivie et du Brésil.


COLOMBIE

Ce pays a la deuxième plus riche biodiversité mondiale. Sa déforestation est principalement axée sur la forêt tropicale primaire qui couvre plus de 80% du pays. Le plan de développement économique du pays a un impact important sur les forêts, comprenant la construction de routes, la production d’huile de palme, de cannes à sucre, de cacao, d’agro carburant, l’exploitation de mines… A ceci s’ajoute la guerre contre la drogue menée par les gouvernements américain et colombien. En effet, pour échapper à la loi, les producteurs de coca, marijuana et pavot à opium vont plus haut dans les forêts vierges de la cordillère des Andes, lieu important pour l’approvisionnement en eau de la Colombie. Enfin, des problèmes de corruption existent, y compris dans la préservation des terres.

La rencontre de protagonistes de tout bord sera sans doute très utile pour expliquer et réfléchir au cas complexe de la Colombie.

Sources: 15 / 17


ÉQUATEUR

L’Equateur détient le taux de déforestation le plus fort d’Amérique du Sud (2,4% par an). Possédant un sous-sol amazonien très riche en pétrole et une dette extérieure importante, c’est avec le soutien de la Banque mondiale et du FMI que l’Equateur exploite ses ressources pétrolières depuis plus de 30 ans. La forêt vierge est la première touchée par cette exploitation aux conséquences environnementales, sanitaires et financières  déplorables.

L’Equateur semblant être sur un chemin peu admirable. J’ai tout de même un espoir personnel non caché de découvrir un tout autre pays.

Sources: 21 / 22


PÉROU

Le Pérou a une déforestation estimée en 2007 par l’institut des ressources naturelles (INRENA) à plus de 1 million d’hectares. En cause, la prospection pétrolière et gazière, l’exploitation forestière, agricole ou encore la construction de la route transamazonienne.

L’exploitation de ces ressources exacerbe les tensions et conflits avec les populations autochtones et correspond, ici aussi, à une grave atteinte environnementale. Le gouvernement ainsi que les entreprises internationales impliquées continuent malgré tout.

Conflit d’intérêts comme bien souvent, le Pérou permettra certainement de pousser la réflexion du sujet sur la responsabilité de l’état, mais aussi sur celle des multinationales.

Sources: 15 / 17


BOLIVIE

Ce pays participe depuis 1997 à un projet de REDD (Réduction des Emissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts), mettant en relation le gouvernement bolivien et trois géants mondiaux de l’énergie. Ce projet de « compensation carbone » devait permettre aux entreprises de compenser leurs émissions domestiques de CO2 en investissant des millions de dollars pour la protection d’une partie de forêt tropicale du nord-est de la Bolivie durant 30 ans.

Projet d’action salué et utilisé comme  référence au niveau international. Face à l’intérêt actuel de tels projets dans les pourparlers internationaux, une organisation internationale indépendante a mis en relief plusieurs failles et dangers que comprend ce genre de « crédit de compensation ».

Par exemple, le fait que les acteurs de la déforestation abattent tout simplement les arbres en dehors de la zone protégée au lieu de les abattre à l’intérieur. Ou encore, que ces « crédits de compensation » dispensent les investisseurs de réduire leurs importantes émissions de CO2 et alimentent un « marché du carbone » en pleine expansion, qui devient une source de profit pour les spéculateurs et entreprises.

Attitude contestatrice de la part cette organisation ou réelle ambigüité quant aux bénéfices de tels projets, la Bolivie contribuera à une meilleure compréhension et prise de conscience sur les politiques intergouvernementales pour la protection des forêts, mais aussi sur leurs évolutions.

Sources: 18 / 19


BRÉSIL

Ce vaste pays produit des monocultures importantes (Soja, Cannes à sucres, Eucalyptus, Pins…). Il est aisé d’imaginer les conséquences environnementales et sociales de ces « déserts verts », à destination du marché mondial. Cependant, l’image internationale  des « forêts plantées » d’Eucalyptus ou de Pins, est souvent assimilée à la solution contre le changement climatique. D’une part pour la production d’agro carburant avec l’éthanol, d’autre part pour compenser les émissions de carbone ou la diminution de la forêt vierge.

La lutte contre la déforestation est au centre des préoccupations de ce pays. 75% de ses émissions de gaz à effets de serre découlent de la déforestation et de l’utilisation des terres. Le Brésil a donc lancé au mois de décembre 2008, le « National Plan on Climate Change » (plan national sur le changement climatique) donnant comme objectif de faire chuter les taux de déforestation de 80% d’ici 2020. D’ores et déjà, une diminution de 45% des surfaces de forêts détruites a été annoncée par le gouvernement brésilien entre 2008 et 2009. Cette baisse significative, vue d’un œil positif au niveau international, n’est pas sans conséquence au niveau régional. Aujourd’hui, les éleveurs de bétail en quête de nouvelles terres, déplacent ce phénomène  au Paraguay.

Le Brésil me forcera à garder un œil global pour la compréhension de la problématique dans cette région. En allant à la rencontre de ces Hommes de la déforestation, je souhaite comprendre les raisons qui les poussent à agir ainsi.

Sources: 22 / 23 / 24  / 25




Étape 6: Zambie / Madagascar / Bassin du Congo / RDC


L’AFRIQUE

Une taille gigantesque, des déserts à la fois immenses et arides, une faune et une flore hors du commun, un patrimoine culturel aussi riche que varié, une histoire, symbole du berceau de l’Humanité. Mais aussi des images de conflits et guerres si violentes, une pauvreté à laquelle bien des gens tentent de survivre. L’Afrique, ce continent que je ne connais pas, a toujours exercé une forte impression sur moi. Depuis les prémices de réflexions sur ce voyage, il m’a semblé important et naturel que celui-ci s’achève  par l’Afrique. Ceci afin de me sentir prêt.

 

Entre 2000 et 2005, l’Afrique perdit annuellement environ quatre millions d’hectares de forêt: une régression plus de deux fois supérieure à celle connue en Amazonie. (FAO)

La croissance démographique africaine équivaut au double du taux moyen de croissance mondiale. Le taux d’urbanisation est prévu être le plus élevé au monde pour plusieurs décennies (UNFPA 2007). Les conséquences du changement climatique et de la désertification se ressentent fortement dans plusieurs régions d’Afrique.

Avec une forte dépendance à l’égard de la terre et des ressources naturelles, l’Afrique connaît d’importants défis environnementaux et sociaux.


ZAMBIE

La  politique de libéralisation économique de la Zambie, menée ces dernières années a eu une influence importante et incontrôlée sur l’agriculture, les réserves en eau douce, mais aussi les terres boisées du pays. Aujourd’hui, par sa participation au programme Onusien UNO-REDD, la Zambie a l’espoir et l’intention de réaliser des progrès significatifs dans la lutte contre la Réduction des émissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts.

Ce premier pays étudié en afrique me chargera, je l’espère, d’optimisme pour la suite du parcours sur ce continent.

Sources: 16 / 17


MADAGASCAR

L’estimation de l’ampleur de la déforestation à Madagascar est délicate en raison de chiffres souvent divergents selon les sources. Cependant, dans les faits, beaucoup de sols érodés perdent leur fertilité, les cycles hydrographiques sont perturbés et les écosystèmes s’appauvrissent rapidement. La culture sur brûlis du maïs est très pratiquée, mettant à nu de nombreuses forêts. Certains annoncent que plus de 80% des forêts originelles ont disparu durant les 50 dernières années.

La forêt y est exceptionnellement riche avec près de 80% d’espèces endémiques. Des efforts louables du gouvernement, des organismes internationaux et de la population en général, ralentissent la dégradation des forêts et des sols et instaurent des parcs protégés. Malgré cela, la diversité biologique, principalement liée aux zones forestières, y serait extrêmement menacée.

Avec des enjeux financiers et environnementaux importants pour le pays, il sera intéressant de voir si une prise de conscience de l’homme suffit pour passer à une gestion intelligente et durable des forêts.

Sources: 10


L’AFRIQUE CENTRALE

 

L’étude individuelle de plusieurs cas de figures et pays me semble utile pour une compréhension globale de la problématique de déforestation.  Néanmoins, les ressources naturelles du monde et de plusieurs régions ne peuvent pas être considérées isolément les unes des autres. Les parcs nationaux, gardiens traditionnels de la biodiversité, montrent que de petits espaces isolés sont incapables de sauvegarder leur biodiversité.

Par conséquent, je laisserai à nouveau les opportunités et rencontres du voyage me guider dans cette région centrale africaine.

J’approfondirai cependant l’étude en République Démocratique du Congo.

Sources: 20


RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

La République démocratique du Congo (RDC) possède la deuxième forêt tropicale la plus étendue du monde, représentant 67% de la superficie du pays. Elle compte à elle seule 8 % des réserves mondiales de carbone. L’exploitation illégale de ses forêts est très préjudiciable à la population car ses ressources fournissent nourriture, médecine, énergie, moyens d’existence et revenus à près de 40 millions de personnes.

Depuis janvier 2009, la RDC collabore avec l’ONU afin de développer et commencer son programme national de REDD (Réduction des émissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts).

Avec le taux de déforestation le plus important de la région, une population parmi les plus pauvres et une superficie de forêt immense, les enjeux de la déforestation en RDC sauront alimenter la réflexion.

Sources:  17 / 26 / 27


BASSIN DU CONGO

L’Afrique centrale est le second plus grand massif de forêts tropicales de la planète après le massif amazonien. Sa superficie équivaut environ à quatre fois celle de la France. Ce massif s’étend sur 7 pays : Cameroun, République centrafricaine, Gabon, République du Gabon, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Tchad.

Selon certaines sources, les droits de coupe de cette zone, couvrent 50 millions d’hectares, soit un quart de sa superficie totale.

Les forêts de cette région doivent être protégées contre de multiples risques et pressions. Notamment une croissance démographique forte (prévue doubler dans les 25 prochaines années), une population très pauvre ou encore une faible gouvernance.

Ceci permet d’imaginer la complexité que représente la conservation du patrimoine forestier en ce lieu. Il est notable cependant que plusieurs pays ont réalisé de gros progrès d’amélioration des politiques environnementales.

En 1999, à Yaoundé, un sommet des chefs d’État des pays concernés (Cameroun, République centrafricaine, Gabon, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Tchad) a lancé un processus devant permettre une meilleure gestion des ressources forestières.

En 2002, lors du sommet de la terre à Johannesburg, a été lancé le partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC) regroupant les États-Unis, la France, les États de la région, les bailleurs de fonds et les ONG.

Traverser et étudier le cas de cette dernière région sera la dernière pierre à l’édifice, un apport considérable pour ce voyage et ce projet environnemental.

Sources: 20 / 27


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INDEX SOURCES:

(1)           Alternatives Sud – Déforestation causes, acteurs et enjeux – Edition Syllepse

(2)           Pnud- Programme des Nations-Unis pour le développement

(3)           Ces forets qu’on assassine – Emmanuelle Grundmann – Calmann Lévy

(4)           FAO Situation des Forêts du monde

(5)           Ambassade de France en Suede – Service Scientifique (2007)

(6)           CRDP Paris (2005)

(7)           www.boisforet-info.com

(8)           www.amisdelaterre.org

(9)           Australian Government; Department of Agriculture fisheries and forestry

(10)         Université de Genève ; Frank MUTTENZER. Thèse N°17 – Déforestation et droit coutumier à Madagascar.L’historicité d’une politique foncière

(11)        www.atlas.nrcan.gc.ca

(12)        Canadian Forest Service

(13)        CCMF : Conseil Canadien des ministres des Forêts

(14)        World Watch Institute

(15)        CIRAD

(16)        World Rain Forest Movement

(17)        www.un-redd.org

(18)        Mongabay.com

(19)        Carbon Scam: Noel Kempff Carbon Action Project and the Push for sub-national Forest Offsets

(20)        www.greenpeace.org

(21)        www.naturavox.fr

(22) www.zero-deforestation.org/

(23)        www.fdh.org/

(24)        www.lateresto.org/

(25) www.goodplanet.info

(26)        www.observatoire-comifac.net

(27)        www.cbfp.org

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